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Expérience de mort imminente ( E M I )

Expérience de mort imminente (E.M.I.)

L'expérience de mort imminente (EMI) désigne un ensemble de « sensations » vécues par certains individus pendant un coma avancé ou une mort clinique avant qu'ils soient réanimés et dont ils témoignent souvent comme d'une possibilité que la conscience survive à la mort.D'autres expressions sont parfois utilisées, comme « expérience aux frontières de la mort », « expérience de mort approchée » (EMA), « expérience de mort-retour », « near-death experience » (NDE).Il est possible de décrire les prémisses de ce qui se passe après la mort en se basant sur les témoignages de ceux qui ont vécus une expérience de mort imminente.

Pour commencer, il est important de relever les deux traits majeurs de cette expérience :

L’incommunicabilité : la personne qui la vécue est dans l’impossibilité de la décrire dans le langage habituel. Il en est de même de ses composantes émotionnelles. « Vous n’allez pas me croire… Ce qui m’est arrivé est incroyable… Il n’existe pas de mots pour le décrire… »

Le sentiment de réalité : elle affirme ne pas avoir rêvé, ni halluciné et que tout était bien réel…

Maintenant, je vous propose de découvrir les différentes phases de l’expérience de mort imminente :

Perception de sa propre mort :

« Je suis en train de mourir… j’ai entendu l’infirmière dire qu’elle ne trouvait plus mon pouls, que je ne respirais plus… pourtant je me sentais à l’aise et heureuse… »

Plus de douleur et une sensation de paix :

Une sensation de paix et de calme parfait accompagne la disparition de la douleur physique ainsi qu’un sentiment de légèreté, de relaxation totale, de bien-être…

La peur n’existe plus, le bonheur, le soulagement, le grand calme… sont présents.

Présence ou absence totale d'éléments sonores :

Certains perçoivent un bruit soudain désagréable : bourdonnement, son de cloches, rafale de vent, grincement… D’autres (la grande majorité) n’entendent rien.

Décorporation :

La conscience s’élève à quelques centimètres hors du corps ou à quelques mètres pour flotter à la manière d’un astronaute dans le vide spatial.

La conscience suit tous les événements qui se déroulent autour de son enveloppe physique (réanimation, intervention chirurgicale, visites des proches…)

La conscience ne peu ni toucher, ni exprimer ce qu’elle voit, sent et entend.

Les personnes handicapées prétendent avoir récupéré leur intégrité physique et leurs capacités fonctionnelles normales (plus aucune infirmité n’est présente).

Passage dans un lieu sombre :

Pour certains c’est : un tunnel, un immense tuyau, un entonnoir, des canalisations d’égouts,…

L’allure du déplacement dans le tunnel est modérée (escalator) ou hyper rapide (vitesse de la lumière).

D’autres consciences désincarnées ou des silhouettes étranges ou des âmes fortement attachées à leur existence matérielle peuvent être perçues intuitivement. Ces personnages n’ont pas une forme tout à fait humaine.

Rencontre avec des guides ou des défunts :

Ces personnages, auxquels est souvent attribué un rôle de guide ou de conseiller, vont se manifester. Ce sont des proches décédés : parents ou amis, anciens voisins ou relations ou des inconnus qui communique par télépathie, par des échanges de pensées et des émotions instantanées.

Un grand sentiment de bonheur est présent et ces « guides » vous invitent à rebrousser chemin afin de réintégrer votre corps physique.

Perception de la lumière :

Cette luminosité est intense : « mille fois plus puissante que le soleil ». Son extrême clarté envahit tout l'espace sans que l’on en soit ébloui. C’est une lumière éclatante qui brillait de plus en plus, mais sans vous faire mal aux yeux.

Les nuances relevées varient du blanc très brillant à l'orangé ou au doré, parfois au rougeoyant ou au bleuté.

Cette entité lumineuse dégage une tendresse et une bonté infinies qui nous submerge.

Amour inconditionnel :

Nous le rencontrons au moment de la mort. Il n'a rien d'émotionnel. Il n'est lié à aucun sentiment. Vous avez beau sentir qu'il s'adresse à vous, il ne présente aucun caractère personnel.

C'est un amour qui coule à travers vous. Il ne vient pas de vous et ne vous est pas personnellement destiné. On ne peut le posséder. Cet amour, qui est l'amour véritable, n'appartient à personne et fait partie de chacun. Il se fait accueillant à tous et il n'exclut personne.

C'est le ciment qui maintient ensemble l'univers et la création tout entière.

Quand on vit dans un tel amour, toutes les émotions, tous les sentiments, tous les besoins, tous les liens se dissipent.

Certains estiment avoir été en symbiose avec l'univers en évoquant un sentiment de fusion avec le cosmos et le savoir universel. Durant cette expérience, vous pouvez posséder l’explication de toute chose, ressentir l’entité lumineuse en relation directe avec votre culture (Dieu, Allah, Bouddha…), être pénétré par ces Êtres de lumière au plus profond de vous-mêmes, comprendre que tous nous faisons partie d’un grand tout, de l’univers, du cosmos…et avoir la sensation de la connaissance universelle depuis le commencement du monde.

Bilan de sa vie passée et auto jugement :

Il se déroule devant vos yeux sans le moindre effort de mémoire. On y perçoit les détails de chaque scène de sa vie et l’on en ressent toutes les émotions, les siennes tout autant que celles des autres intervenants.

Culpabilisante ou gratifiante, la revue des événements de la vie s'exprime sur un registre émotionnel modéré ou paradoxal. Vous vous trouvez aussi en situation de participer, au plan émotionnel, en lieu et place des autres personnes présentes. De cette façon vous pouvez juger véritablement les effets de vos actes antérieurs.

Des les Êtres de lumières sont présents pour être le témoin de cette rétrospective de votre existence passée. Ils sont compréhensifs, compatissants et ils se gardent de tout jugement car c’est à vous qu’il appartient de faire votre auto jugement. « Dès qu'il m'est apparu, l'Être de lumière m'a tout de suite demandé : Montre-moi ce que tu as fait de ta vie» en choisissant notamment certains passages de mon existence passée défilant à la vitesse d’un super ordinateur, très rapidement. « Je me rappelais tout et tout était incroyablement vivant…» Il n'y avait rien de pénible dans tout ça : « j'y assistais sans regret...» comme lors de la projection d'une série de diapositives relative à mes vacances passées que l’on ferait défiler à toute vitesse.

Réintégration de son corps physique :

A un certain moment, on rencontre une sorte de frontière matérielle ou symbolique : barrière, grille, porte, fleuve, montagne, ravin, souvenir laissé en arrière, sentiment de responsabilité à l’égard de ses proches, notion d'une oeuvre, d'un destin ou d'une vie inachevée qui nous demande de retourner dans notre corps physique car notre rôle ici sur terre n’est pas terminé…

On doit réintégrer une enveloppe charnelle et revenir à la vie avec un état de conscience ordinaire. Cette soudaine réduction du champ perceptif et des capacités intellectuelles, associée à la lourdeur du corps physique ou à la douleur, représente un retour à la réalité comme si l’on nous demandait d’enfiler une combinaison très moulante sur un claquement de doigt.

« Ce sont les machines qui m'attiraient vers mon corps et je sentais ma résistance fléchir de plus en plus. Je les ai vus me donner des secousses électriques pour rétablir mon coeur et j'entendais le bip des machines qui s’accélérait au fur et à mesure que je réintégrais mon corps physique…. Il faut retourner, tu n'as pas achevé ton ouvrage sur la terre… retourne sur tes pas maintenant…»

Après cette expérience de mort imminente des changements d’objectifs dans votre vie sont possibles :

Il s’agit généralement des répercussions qui peuvent se traduire par une profonde remise en question de vos valeurs personnelles. On peut par exemple rejeter l'esprit de compétition et l'individualisme pour un modèle basé sur la coopération et sur l’altruisme.

Cette évolution peut s'amorcer bien des années plus tard et l'ampleur de ces transformations reste le plus souvent très modeste. Néanmoins, il est utile de constater que beaucoup se montrent incapables d'en tirer le moindre profit.

Les préoccupations matérielles ne constituent généralement plus une priorité. Souvent, on adopte une espèce de philosophie humaniste renforcée par une conscience écologique responsable. Ces changements de repères influent sur la qualité de sa relation avec les autres et n'échappent pas à son proche entourage.

La certitude d'avoir possédé, un bref instant, la connaissance suprême peut générer en vous le goût de l'étude. La plupart insistent sur la nécessité d'acquérir plus de savoir et certains considèrent que l'ignorance engendre le malheur des hommes.

Un sentiment de méfiance à l’égard des modèles dogmatiques est possible. Certains estiment que les religions ont été dénaturées par l’homme.

La plupart ne redoutent plus la mort . Ils estiment que le suicide n’est pas la solution car les problèmes non résolus dans son existence terrestre ne le seront pas de l’autre côté. Ils savent désormais que la mort n’est qu’une simple transition vers un plan différent qui existe ailleurs.

Les questions métaphysiques sont complètement revues: certitude d'un but dévolu à l'existence terrestre et d'une forme de vie après la mort. Croyants ou athées, ceux qui ont connus cette expérience estiment désormais que la mort est une brève étape vers un plan différent à la manière dont on se sépare d’un vieux vêtement pour en revêtir un autre afin de progresser et d’évoluer autrement.

Certains attachent plus d'importance au dedans des choses plutôt qu'à leur apparence. Ainsi ils apprécient davantage les petits événements du quotidien : un sourire, un regard, un mot agréable, un chant d'oiseau, un parfum de fleur... En bref, on devient plus respectueux de la vie, plus tolérant envers les autres et plus attentif à leurs besoins.

 

L'expérience type selon Moody

L'expérience « modèle » de mort imminente, selon Raymond Moody, se présente ainsi :

« Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet (...) Bientôt, d’autres évènements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui (...) Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que le temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. À cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des évènements de l’après vie et ne souhaite pas ce retour (...) Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre (...) Pourtant cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusque là à propos de la mort et de ses rapports avec la vie. »

— Raymond Moody, La vie après la vie, 1977, trad., Editions Robert Laffont, pp. 35 à 37.

Le psychiatre

Stanislas Grof, connu pour ses travaux sur les expériences sous LSD, comme l'un des fondateurs de la « psychologie transpersonnelle » et promoteur de la « respiration holotropique » déclare :

« Un exemple intéressant d'expérience de sortie du corps véridique, en situation de mort imminente, est celui de Ted, un enseignant afro-américain de 26 ans, souffrant d'un cancer inopérable... L'équipe médicale s'était décidée à l'opérer... Nous apprîmes qu'au cours de l'opération, Ted avait eu deux arrêts cardiaques entraînant une mort clinique et qu'il avait dû être réanimé à deux reprises... Nous interrogeâmes Ted sur ce qu'il avait vécu... [1] Sa conscience se trouvait en haut du plafond et il n'arrivait pas à revenir dans son corps... [2] Il se mit à décrire avec précision ce que nous portions [comme vêtements] lors de notre précédente visite. Il ne faisait aucun doute qu'il avait perçu avec justesse les personnes présentes dans la pièce, alors que ses yeux étaient restés fermés. Il avait même remarqué à un moment des larmes couler sur les joues de Joan [Halifax]... [3] [Il vit] une lumière brillante, [accompagnée] d'un sentiment de sacré et d'une profonde paix intérieure. [4] Il voyait simultanément un film au plafond retraçant de façon très intense tout le mal qu'il avait fait dans sa vie. Devant ses yeux défilaient les visages de toutes les personnes qu'il avait tuées pendant la guerre, il ressentit la douleur et les souffrances de toutes les personnes auxquelles il avait fait du mal, tout au long de sa vie. »

— Stanislav Grof, Quand l'impossible arrive, 2007, Guy Trédaniel éditeur, pp. 205-207.

Le concept de « mort partagée »

Il existe aussi ce que Raymond Moody appelle les « expériences de mort partagée » dans son dernier ouvrage intitulé Témoins de la vie après la vie..

Les expériences de mort partagée ressemblent aux expériences de mort imminente (décorporation, vision autoscopique, lumière mystique, sentiment exacerbé de bien-être, d’amour et de paix, etc.) à un détail près : elles sont vécues par des gens en bonne santé, physique et psychologique mais qui se manifestent au moment du décès d’un proche. Ils se tiennent près du corps et se sentent transportés ailleurs, comme échappés de leur propre corps, immergés dans une intense lumière et « participent » dans la paix et l’amour au départ du proche (ou du patient) après avoir généralement visualisé à ses côtés le film de sa vie.

Voici comment est exposé dans Témoins de la vie après la vie le récit modèle d’une telle expérience :

« Une femme appelée Jane est assise auprès de son mari, en phase terminale d’un cancer, après trente ans de vie commune. Il a perdu conscience et, d’après le médecin qui le soigne, sa mort est imminente. (…) Tandis qu’elle le regarde, une brume blanche s’élève et se dissipe dans l’air au-dessus de lui. (…) Soudain, la chambre s’éclaire et s’emplit d’une lumière blanche dans laquelle dansent des particules. Jane, qui se sent un peu étourdie, comprend tout à coup qu’elle a quitté son corps et qu’elle flotte non loin du plafond de la chambre. Elle se voit en bas, assise auprès du cadavre de son mari, ce qui lui parait bizarre car elle le sent en même temps non loin d’elle. Elle tourne la tête et le voit qui lui sourit (…). Le couple continue à planer tandis que des scènes de leur vie surgissent autour d’eux. Ils voyagent dans leur passé en voyant défiler ces fragments dont certains se présentent de façon panoramique ; (…). Parmi ses scènes, se trouvent des séquences dont Jane ne fait partie, des scènes de la vie de son mari. (…) Ensemble, ils se déplacent vers un coin de la chambre qui n’est plus à angle droit. Toute la pièce a changé de forme et semble continuer à se transformer (…). C’est peut-être dû à cette ouverture, à ce tube qui semble se dilater près du plafond, comme une porte vers un ailleurs. Jane et son mari y pénètrent (…) [et] débouchent dans un paysage édénique. Autour d’eux, tout n’est que beauté. (…) Jane et son mari marchent sur un sentier qui descend vers un cours d’eau. Comme ils s’en approchent, Jane se rend compte qu’elle ne peut pas aller plus loin. (…) Elle est heureuse pour son mari qui ne souffre plus et n’a plus de corps mortel. Elle prend congé de lui et, en un éclair, se retrouve dans son corps de chair et d’os, assise auprès de celui, inerte, de son mari (…) ».

Sept caractéristiques selon Moody

Plus succinctement, Raymond Moody analyse sept éléments constitutifs de ce phénomène :

1) « Le changement de géométrie » : la pièce semble « se muer » en quelque chose d’autre, elle « s’étire et s’effondre en même temps, [dessinant comme] une géométrie alternative" dit un expérienceur mathématicien

2) « Une immersion dans une lumière mystique » : source de pureté, d’amour, de paix.

3) « Une musique et des sons musicaux » accompagnent l’expérience.

4) « Décorporation » de l’expérienceur et de la personne décédée.

5) Ils revivent ensemble « le film du passé » du défunt : « Je me tenais devant ce qui ressemblait à un vaste écran avec mon mari qui venait de mourir et nous regardions sa vie se dérouler sous nos yeux. Certaines des choses que j’ai vues, je les ignorais complètement jusqu'alors»

6) « Découverte d’un paysage irréel ou édénique »

7) « La brume au moment de la mort » : celle-ci correspond à une espèce de fumée blanche qui s’échappe du corps défunt et prend parfois une forme humaine.

Néanmoins, comme l’indique à la fin de son ouvrage Raymond Moody, les expériences de mort partagée restent un mystère inexpliqué à explorer et il annonce de son propre chef « les thèses qui deviendront sans doute dominantes pour expliquer ce surprenant phénomène» :

- Le système empathique

- « Une activation du circuit imprimé du mysticisme » situé dans le lobe temporal droit

- L’hystérie collective.

L'echelle Rasch

Généralement, les cas avérés d'EMI sont considérés lorsqu'un patient a subi une mort clinique et a été ranimé avec succès. Leurs témoignages peuvent ensuite être comparés à une échelle EMI construite selon le modèle de Rasch pour les normaliser.

Kenneth Ring a notamment construit l'indice WCEI (Weighted Core Experience Index) pour mesurer la « qualité » de l'EMI et Bruce Greyson une échelle de qualification des témoignages.

Des expériences similaires auraient été rapportées par des personnes suite à un accouchement, à un malaise ou pendant une anesthésie à la

kétamine, alors que leur pronostic vital n'était pas en jeu. La prise d'hallucinogènes (DMT) ou même certaines techniques de méditation pourraient également provoquer des sensations que certains rapprochent de l'EMI sans toutefois les reproduire dans leur ensemble.[réf. nécessaire]

Beaucoup d'EMI apparaissent après un épisode crucial (exemple : lorsque le patient entend qu'il est déclaré mort par le médecin ou l'infirmière), ou lorsque la personne ressent l'impression d'être dans une situation fatale (exemple : juste avant un accident de voiture). Contrairement à la croyance populaire, les tentatives de suicide ne conduisent pas plus souvent à de désagréables EMI que lors de situations non intentionnelles.

Selon des études épidémiologiques, les témoignages d'EMI seraient plus fréquents chez les sujets âgés de moins de 60 ans.

Que ces expériences de mort imminente soient ou non hallucinatoires, elles ont toujours un impact profond sur l'individu. Beaucoup de psychologues ont reconnu cet impact, sans préjuger de la nature objective de l'expérience décrite. Sans chercher nécessairement à discréditer les interprétations radicales, voire religieuses, des EMI les scientifiques se sont prudemment bornés à comprendre les mécanismes biologiques sous-jacents. La psychologue britannique

Susan Blackmore s'est distinguée par un examen détaillé et non partisan des récits d'EMI, et par une critique exigeante des "théories" les plus populaires. Elle met en avant les défauts rédhibitoires de ces dernières et elle propose l'esquisse d'une interprétation qui fait des traits typiques de l'EMI des manifestations mentales d'un cerveau placé dans des conditions critiques (défaut d'oxygénation cérébrale, etc.).

L'étude de Pim van Lommel

D'après un article de Pim van Lommel publié dans la revue The Lancet du 15 décembre 2001, sur 344 patients réanimés d'un coma secondaire à un arrêt cardio-circulatoire, 18 % (62 patients) décrivaient une EMI.

Les expériences de ce type sont en général très marquantes pour les sujets qui les vivent. Le retour à la conscience peut s'accompagner d'une certaine confusion entre l'EMI et la réalité et à une peur d'être considéré comme victime de

maladie mentale.

À plus long terme, on note fréquemment un développement de l'empathie, la remise en cause des priorités et la modification du mode de vie. Quelques répercussions (Répercussions sur la conduite de la vie, p. 102-106.) :

« Leur vie avait gagné en profondeur »,

« Réfléchir sur des problèmes philosophiques »,

« J'avais brusquement mûri »,

« [avant] j'agissais sous le coup d'impulsions ; maintenant je réfléchis ... tout passe par ma conscience »,

« J'ai été plus consciente de posséder un esprit qu'avant de posséder un corps »,

« Depuis lors, on m'a souvent fait remarquer que je produisais un effet calmant sur les gens »,

« Presque tous les témoignages mettent l'accent sur l'amour du prochain, unique et profond »,

« En outre ... importance de la recherche de la connaissance »,

« En aucun cas elle ne leur a inspiré l'idée d'un salut instantané ou d'une infaillibilité morale ».

Les conclusions de l'étude de Pim van Lommel, en faveur de l'hypothèse survivaliste (c'est-à-dire que la conscience peut fonctionner totalement indépendamment du cerveau et, par conséquent, survivre à la mort de celui-ci), ont été critiquées par des . Bertrand Russell, dans Science et religion, estime qu'une survie de la conscience quelques instants après la mort ne garantit pas que celle-ci survive éternellement.

 

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