Fantôme

Le fantôme du grand-père

Un fantôme est une apparition, une vision ou une illusion interprétée comme la manifestation surnaturelle d'une personne décédée. Les fantômes sont également appelés revenants, spectres ou, plus rarement, ombres. Toutefois les termes ne sont pas rigoureusement synonymes : un revenant est l'apparition d'un mort connu, dans une apparence identique à celle qu'il avait de son vivant et qui se comporte comme un vivant, tandis qu'un fantôme est une image floue, lumineuse, brumeuse et inconsistante, qui paraît flotter au-dessus du sol. Les fantômes peuvent prendre un nom spécifique en raison de leurs origines et de leurs caractéristiques, tels les lémures romains ou les wilis slaves.   On qualifie souvent de « fantôme » le phénomène connu sous le nom de poltergeist, ou « esprit frappeur », qui se manifeste par des bruits et des déplacements inexplicables d'objets, et qui est généralement lié à la présence d'un enfant perturbé, mais n'implique pas de lien avec un défunt.   « Fantôme » est un nom fréquemment associé à d'autres formes d'apparitions telles qu'auto-stoppeuse fantôme ou vaisseau fantôme. Par extension, le terme est souvent ajouté à des noms de choses matérielles abandonnées (ville fantôme, stations fantômes du métro de Paris), disparues (membre fantôme, île fantôme), ou échappant à la perception directe (cabinet fantôme, énergie fantôme, alimentation fantôme) ou encore clandestines (détenus fantômes).

Les fantômes

Les fantômes sont des apparitions, d'une forme généralement humaines (très rarement animale), entière ou partielle, ou des phénomènes lumineux telles que boules colorées, lueurs, etc. Ils sont, le plus souvent, flous et diffus. Ces phénomènes sont parfois vus par plusieurs personnes simultanément mais, dans quelques cas, avec des différences dans les détails observés. Il arrive que ces manifestations se répètent aux mêmes endroits, sans qu'on puisse déterminer le personnage dont il pourrait s'agir, ni du motif de sa localisation dans un lieu précis. Les parapsychologues utilisent alors le terme « d'apparition récurrente localisée ». Dans de nombreux cas, les témoins disent ne pas avoir été effrayés par l'apparition elle-même, mais s'inquiètent du sens qu'elle pourrait éventuellement avoir, pour eux ou leurs proches, tel l'annonce d'un décès. C'est le rôle qui est traditionnellement tenu par certaines dames blanches. Pour Érasme : « Un des faits les plus connus demeure l’apparition de la dame blanche aux familles princières. »

Les dames blanches

Apparition d'une dame blanche au chevet d'un mourant Parmi les différentes sortes de dames blanches, certaines entrent incontestablement dans la catégorie des fantômes. Ce sont :

Les dames blanches annonciatrices d'évènements généralement funestes ou, plus rarement, heureux.

Les lavandières de la nuit, souvent considérées comme des revenantes condamnées à expier leurs fautes passées.

Les autostoppeuses fantôme, qui sont le plus souvent le spectre de jeunes femmes décédées d'un accident de la route.

Les apparitions de crise Dans certaines circonstances particulièrement dramatiques, telles que l'accident ou l'agonie d'une personne, il arrive parfois que son fantôme apparaisse instantanément à ses proches. Dans une étude publiée en Angleterre en 1886 et portant sur 17 000 personnes, les chercheurs posaient comme hypothèse qu'il s'agissait d'un message télépathique, émis involontairement par la victime, et reçu par le destinataire sous la forme d'une hallucination. Dans une lettre adressée à Camille Flammarion en 1896, le jeune compositeur André Bloch relate, qu'alors que lui et sa mère séjournaient à Rome, cette dernière vit apparaître à côté d'elle son jeune neveu René Kraemer, âgé de 14 ans, qui la regardait en riant tout en lui disant : « mais oui, je suis bien mort ». De retour à Paris quinze jours plus tard, ils eurent la confirmation de la nouvelle de son décès qui s'était produit au moment précis de la vision.

Les fantômes de vivants

C'est le titre original anglais (Phantasms of the Living) d'un ouvrage, rédigé en 1886 et paru en France en 1891 sous le titre modifié « Les hallucinations télépathiques », rédigé par Frederic Myers et Edmund Gurney, avec la participation de Frank Podmore, tous trois membres de la Society for Psychical Research anglaise. Il arrive parfois, qu'en dehors de tout motif grave, des individus apparaissent à leurs proches, ou dans des lieux qui leurs sont familiers, tout en étant physiquement à des distances considérables. Une telle aventure est survenue à Goethe : un jour qu'il se promenait sur une route avec un ami, il eut la surprise de rencontrer un autre ami du nom de Frédéric. Il l'interpela, mais celui-ci disparut sans répondre. De retour à son domicile, Goethe eut la surprise d'y trouver ledit Frédéric qui, assoupit, lui dit avoir rêvé leur rencontre sur la route. Ce phénomène de dédoublement est connu sous le nom de bilocation lorsqu'il concerne des mystiques, des bienheureux ou des saint tel le Padre Pio . Pour les ésotéristes, il pourrait s'agir de cas de dédoublement astral, le corps astral étant perçu exceptionnellement par des tiers.

La vision de son propre double

Un autre phénomène consiste en la vision de son propre corps sous la forme d'un double fantomatique fréquemment transparent. Cette hallucination est connue sous le nom allemand de Doppelgänger et est considérée en neurologie comme un phénomène autoscopique. Il semble que ce soit une expérience de ce type que relate Guy de Maupassant dans sa nouvelle Lui ?, présentée comme une lettre à un ami.

Les armées fantômes

De nombreuses légendes circulent au sujet de prétendues armées de fantômes, se manifestant sur des champs de bataille ou des lieux au passé historique : Deux mois après la bataille de Edgehill (octobre 1642), divers témoins dont des officiers du roi, affirmèrent avoir vu durant la nuit, à plusieurs reprises, les armées rejouer la bataille dans le ciel. En 1915 se développa la légende des Anges de Mons, selon laquelle un groupe d'anges serait apparu aux soldats de l'armée britannique à la fin de la bataille de Mons en Belgique. Son origine est une nouvelle intitulée The Bowmen (Les archers), de l'écrivain fantastique Arthur Machen, publiée en septembre 1914 dans le quotidien London Evening News, qui est devenue le support d'une rumeur colportant qu'il s'agissait de faits réels. Dans les années 1930, à Cadbury Hill, colline fortifiée située dans le Somerset, au sud de l’Angleterre, et résidence possible d'un site d'un des chevaliers de la Table ronde, un jeune couple aurait assisté au défilé d'une troupe de cavaliers armés, s'éclairant avec des torches, qui disparurent subitement. Dans la nuit du 2 janvier 1950, une conductrice fut victime d'un accident sur les rives d'un loch écossais. En terminant sa route à pied, elle vit des hommes vêtus de tuniques et de collants, tourner en rond à la lueur de torches. Une enquête ultérieure de la Society for Psychical Research conclut qu'elle avait peut-être assisté à la recherche des morts Pictes à l'issue de la bataille de Nechtansmere

Les fantômes d'animaux

Dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand fait état d'un chat noir qui hanterait l'escalier d'une tour du château de Combourg, appelée de ce fait « la tour du chat ». En 1876, lors de travaux de restauration, on découvrit dans un mur les restes desséchés d'un chat, probablement emmuré vivant au moyen-âge pour conjurer le mauvais sort selon les coutûmes de l'époque. Le folklore anglo-saxon est riche en légendes concernant des fantômes de chiens noirs, presque toujours malveillants. C'est une d'elle, provenant du Dartmoor, qui aurait inspiré à Arthur Conan Doyle son roman Le Chien des Baskerville. Dans un de ses ouvrages, Jean Prieur relate une douzaine de témoignages de la manifestation post-mortem d'animaux familiers. Dans un de ceux-ci, une chienne sauvage nommée Polka se laissait caresser et nourrir par une famille, mais repartait ensuite loger dans une carrière au fond d'un bois. Un jour, la chienne disparut et l'on apprit qu'elle avait été gravement blessée par une voiture à la suite de quoi elle était probablement partie agoniser dans un fourré. Toutefois les trois membres de la famille continuèrent à entendre des gémissements et des grattements à leur porte sans voir l'animal. Intrigués, ils se rendirent à sa cachette habituelle et la découvrirent morte depuis plusieurs jours, avec auprès d'elle trois chiots nouveau-nés, dont un vivait encore. Ernest Bozzano fait état de neuf cas de fantômes d'animaux, tout en notant : « On comprendra que les fantômes d’animaux présentent rarement la même valeur probante que ceux d’êtres humains, soit parce qu’on peut plus difficilement les séparer des fantômes purement hallucinatoires, soit parce qu’il n’est pas toujours facile d’exclure que les percipients se soient trompés, en prenant des animaux vivants pour des fantômes d’animaux. » Pour mémoire, on peut citer également les chasses fantastiques qui associent les fantômes des composantes classiques des chasses à cour : cavaliers, chevaux et meutes de chiens.

Les moyens de transport fantômes

Il existe de nombreux récits relatant des phénomènes de hantise, réels ou légendaires, survenus à bord de bateaux, de trains, d'avions et même de sous-marins. Mais il arrive aussi parfois que ce soit les véhicules eux-mêmes qui se comportent comme des fantômes.

Vaisseaux fantômes et barques des morts

Un vaisseau fantôme est un navire maudit qui, selon la légende, est condamné à errer sur les océans, conduit par un équipage de squelettes et de fantômes. Le plus célèbre des vaisseaux fantômes est le Hollandais volant, jadis appelé quelquefois Le voltigeur hollandais, également connu sous les noms anglais The Flying Dutchman ou allemand Der Fliegende Hollander, ce dernier étant le titre original du premier des  de Richard Wagner. Il en existe d'autres, tels le Vaisseau fantôme de la baie des Chaleurs au Canada ou le Caleuche, vaisseau fantôme appartenant au folklore de l'archipel des îles Chiloé au Chili ou encore le Princess Augusta près de l'île américaine de Block Island, près de New York aux États-Unis. On connait aussi de nombreuses traditions, notamment celtiques, concernant des barques peuplées de défunts.

Trains fantômes

Les trains fantômes ne sont pas uniquement des attractions de fête foraine. Plusieurs légendes rapportent la présence d'« authentiques » trains spectraux : Le train mortuaire d'Abraham Lincoln Suite à la grande émotion populaire suscitée par l'assassinat du président Abraham Lincoln en 1865, sa dépouille mortelle fut transportée jusqu'à sa sépulture, située dans l'Illinois, à bord d'un train spécial drapé de noir qui fit un très long détour pour qu'un grand nombre de personnes, massées sur son passage, puissent lui rendre un dernier hommage. Depuis lors, la légende court qu'on peut parfois le voir passer, surtout la nuit ; il ne s'arrête pas dans les gares qu'il traverse, mais les horloges stoppent à sa venue. Une description en a été publiée dans le journal Albany Time : « Il passe sans un bruit. S'il y a un clair de Lune, des nuages viennent couvrir la lune pendant que le train fantôme suit sa route. Après le passage de la locomotive, le train funèbre défile lui-même, avec drapeaux et banderoles. La voie semble couverte d'un tapis noir et le cercueil est visible au centre de la voiture, tandis que tout autour de lui, dans les airs et dans le train derrière se trouvent un grand nombre des hommes en bleu, certains avec des cercueils sur le dos, d'autres s'appuyant dessus. » Le pont sur le Tay partiellement effondré après le déraillement du train de nuit Edimbourg Dundee Le train de nuit Edimbourg Dundee Dans la nuit du 28 décembre 1879, eut lieu la catastrophe ferroviaire du pont sur le Tay. Au cours d'un terrible tempête, le train de nuit reliant Edimbourg à Dundee dérailla en passant sur le très long pont surplombant le fleuve Tay en Écosse, entrainant la chute de 13 travées. Il n'y eut aucun survivant parmi les 75 passagers. Peu de temps après le drame, on prétendit que de nombreux fantômes hantaient les alentours. Le pont fut reconstruit en 1887 et le trafic ferroviaire fut rétabli mais, un 28 décembre quelques années plus tard, on observa le passage à vive allure d'un train non programmé qui disparut une fois arrivé au milieu du pont.

Avions fantômes

Les sites où se sont produits la chute d'avions victimes de catastrophes aériennes sont parfois survolés par des appareils fantômes. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, un spitfire qui avait été abattu pendant les hostilités, aurait été souvent vu au-dessus du terrain d'aviation de Biggin Hill près de Londres, ancienne base de la Royal Air Force. Par les nuits d'orage, un avion fantôme survole la ville de Weybridge dans le Surrey en Angleterre, lieu où il s'est abattu durant une tempête en 1965.

Autobus fantôme

Dans les années 1930 à Londres, un des célèbres bus rouge à impériale, portant le N°7, a provoqué de nombreux accrochages et au moins un accident mortel. Tôt le matin, il fonçait sur les automobilistes, au carrefour de Saint Mark's Road et de Cambridge Gardens, près la station de métro de Ladbroke Grove, avant de disparaître mystérieusement. Le phénomène disparut rapidement après que les autorités eurent rectifié le tracé du carrefour.

 

Témoignages et preuves matérielles

La presque totalité des apparitions de fantômes ne sont connues que par les récits du ou des témoins, souvent repris d'ouvrage en ouvrage sans vérification. Dans nombre de cas, le récit est tenu d'un tiers, comme l'indique très honnêtement Pline le Jeune dans son célèbre récit : « Cette histoire, je la crois sur la foi d'autrui. ». De ce fait, la preuve de leur authenticité est problématique. Certaines histoires relèvent clairement du folklore ou de la légende, sans que l'origine du mythe puisse être connue. Pour d'autres, la qualité des témoins suggère que leur récit est recevable, tout en tenant compte des possibilités d'illusions ou d'hallucinations. S'y ajoute les inventions, canulars et autres supercheries. Nombre de témoignages ont été transmis par des lettres de prétendus témoins ou de proches des narrateurs. La quasi totalité des nombreux exemples cités par Camille Flammarion dans ses ouvrages sur les manifestations post-mortem sont tirés des milliers de lettres reçues sans vérification. Comme l'indique Anne Jaffé, disciple de Jung : « Ces lettres ne peuvent pas, en elles-mêmes, être considérées comme contributions à la science (sic) de la parapsychologie telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui. »

Photographies

Si des photographes, tel l'anglais Simon Marsden, se sont spécialisés dans la photographie de lieux sinistres et/ou réputés hantés, les photographies des fantômes eux-mêmes sont très rares et controversées.

Photographies célèbres

Le plus célèbre cliché de revenant a été pris le 19 septembre 1936, dans le grand escalier du château de Raynham Hall dans le Norfolk, par deux photographes du magazine Country Life, Captain Provand et Indre Shira. La silhouette, surnommée The Brown Lady (La Demoiselle brune), pourrait être celle de Lady Dorothy Townshend, épouse de Charles Townshend, propriétaire de Raynham Hall au début du XVIIe siècle. Depuis ce jour, même si plusieurs photographies sont troublantes, telle celle réalisée en 2010 par Kevin Horkin dans les ruines du château de Gwrych au , aucune n'est considérée comme authentique, les risques de trucage ou d'anomalie involontaire explicable étant considérables.

Origines possibles des images de fantômes  

 Dans la plupart des cas, lorsqu'il s'agit d'anciennes prises de vues, la cause la plus probable est une double exposition. Sinon il peut s'agir d'un reflet ou d'un objet parasite proche de l'objectif de l'appareil. Dans le cas où la photographie est prise dans l'obscurité - totale ou relative - l'appareil mélange une image nette, prise pendant le bref éclair du flash, avec une image floue et diffuse enregistrée pendant la période de pause d'une ou deux secondes qui suit l'éclair. Il peut en résulter un sujet qui semble entouré par une forme diffuse. Depuis la généralisation des appareils photographiques numériques et la large diffusion de logiciels de retouche d'image (qui sont fréquemment gratuits), le trucage photographique est à la portée de tous et facilite la productions de fausses images de fantômes.

Les orbes

Le phénomène des orbes, ou orbs, petites taches circulaires blanchâtres, qui apparaissent particulièrement sur les photographies numériques prises à l'aide d'un flash, a propagé l'idée qu'il s'agissait de la trace laissée par des esprits fantomatiques. En fait il s'agit tout simplement d'une réflexion sur des poussières proches de l'objectif.

Vidéos

Les vidéos de fantômes et autres poltergeists circulant sur internet sont légion. La plupart sont très peu convaincantes. Quelques unes sont plus particulièrement célèbres (ou réussies...).

Le fantôme du château de Hampton Court

Fin 2003, une caméra de surveillance du château de Hampton Court a enregistré l'image d'un personnage en costume, supposé être le fantôme d'Henry VIII, refermant une porte. La vidéo a été reprise et diffusée par de nombreuses chaînes de télévision mais, pour Richard Wiseman, professeur de psychologie à l'université du Hertfordshire, cité par le Daily Telegraph, il s'agit « soit d'un coup de publicité du palais, ce dont je doute, soit d'un visiteur qui a voulu se rendre utile en refermant la porte. »

Fantôme dans un parking de Tokyo

La caméra de surveillance d'un parking de Tokyo a filmé l'étrange déplacement d'un silhouette féminine, semblant se déplacer à reculons avant de disparaître. L'enregistrement est présenté comme authentique.

Le suicidé de Nice

Une vidéo amateur circulant sur internet présente un groupe de touristes japonais se filmant au sommet d'une falaise bordant la mer. Sur une brève séquence on aperçoit nettement, en arrière plan, une personne de jetant dans le vide. L'origine précise de cette vidéo semble inconnue. La possibilité d'un trucage est donc considérable, d'autant qu'il n'est fait référence à aucun suicide réel survenu à cet endroit.

Enregistrements sonores  Voix inaudibles

La plupart des messages supposés émis par des esprits désincarnés ne sont pas directement audibles par les humains. On ne peut les écouter que par le truchement d'enregistrements électroniques. Thomas Edison dictant dans sa bibliothèque Thomas Edison, l'inventeur du Phonographe en 1877, espérait encore en 1920 mettre au point un appareil permettant de capter directement les messages des esprits. Il ne s'agissait pas à proprement parler des fantômes, mais l'idée était proche. « Je prétends qu'on peut construire un appareil si sensible que, s'il y a des êtres dans un autre monde, qui souhaitent entrer en rapport avec nous dans ce monde-ci, les chances qu'ils puissent le faire avec cet appareil seront bien meilleures qu'avec les tables tournantes... » En 1959, le producteur de cinéma suédois Friedrich Jürgenson (1903–1987), parti se promener avec un magnétophone aux environs de Stockholm pour enregistrer des chants d'oiseaux, eut la surprise d'entendre des voix derrière leurs pépiements. Intrigué, il multiplia les enregistrements. Pensant avoir identifié des messages en provenance d'amis ou de parents défunts, il publia ses découvertes en 1964. Konstantin Raudive, un ancien professeur de psychologie, se pencha à son tour durant neuf ans sur le sujet et réunit plus de 10 000 échantillons de voix. En 1968, il rédigea un livre accompagné d'un disque sur le fruit de ses recherches qu'il poursuivit jusqu'à sa mort en 1974.

Fantômes et lieux hantés célèbres

Les relations détaillées d'apparitions de fantômes et de lieux supposés hantés suffiraient, à eux seuls, à remplir une bibliothèque. Il est donc exclu d'engager ici une telle entreprise. Quelques cas sont toutefois particulièrement célèbres :

France

L'abbaye de Mortemer dans l'Eure serait hantée par le fantôme de Mathilde l'Emperesse, petite-fille de Guillaume le Conquérant, qui apparaîtrait les nuits de pleine Lune. Les jardins du Trianon seraient parfois peuplés de fantômes. L'après-midi du 10 août 1901, deux touristes anglaises s'égarèrent dans les jardins du château de Versailles proches du Trianon. Elles y firent la rencontre insolite de plusieurs personnages en tenue du XVIIIe siècle. Dans un climat qu'elles qualifièrent d'« anormal, insolite et déplaisant », elles échangèrent plusieurs phrases avec eux avant de retrouver un environnement « normal » devant l'entrée du Petit Trianon où elles achevèrent leur visite. En confrontant ultérieurement leurs souvenirs, elles découvrirent qu'elles n'avaient pas remarqué parfois les mêmes choses. Elles publièrent leur aventure en 1911 sous des pseudonymes, une traduction française en fut publiée en 1959. Des témoignages assez proches auraient été enregistrés en 1908, 1928 et 1955. Dans les années 1930, un chercheur du nom de R.J. Sturge-Whiting fit une analyse approfondie des témoignages. Il conclut que les deux visiteuses n'avaient, en réalité, rencontré que du personnel du château et d'autres touristes. Le château de Veauce (Allier) : cette forteresse serait hantée par le fantôme de Lucie, une jeune domestique morte de faim dans une tour du château. L'ancien propriétaire, le baron Ephraïm Tagori de la Tour, prétendait la rencontrer toutes les nuits sur un chemin de ronde. L'évènement a fait l'objet d'un reportage, réalisé par Jean-Yves Casgha en août 1984 et diffusé le 8 juillet 1992 dans l'émission Mystères de TF1. Le château de Combourg : celui-ci, situé à Combourg en Ille-et-Vilaine serait d'après Chateaubriand qui y passé une partie de son enfance, hanté par le fantôme d'un chat accompagné par une jambe de bois.

Royaume-Uni

Les princes dans la Tour par John Everett Millais en 1878 La tour de Londres est supposée être visitée par les spectres des nombreuses victimes qui y ont été enfermées, torturées ou exécutées durant des siècles. Parmi les plus célèbres se trouvent Anne Boleyn qui y apparaîtrait fréquemment, parfois sans sa tête ! Walter Raleigh se promènerait les nuits de pleine Lune sur les remparts proches de ses anciens appartements, Henri Percy (9e comte de Northumberland) déambulerait pour sa part sur les remparts de Martin tower et Guilford Dudley viendrait s'assoir près d'une fenêtre de Beauchamp tower. Margaret Pole, 8e comtesse de Salisbury, ferait revivre aux témoins les circonstances atroces de sa décapitation et les deux jeunes princes, Édouard V d'Angleterre et Richard de Shrewsbury, emprisonnés dans la Tour et disparus de façon inexpliquée seraient apparus à plusieurs reprises. S'y ajoutent de nombreuses autres apparitions plus ou moins clairement identifiées. Il semblerait que la dernière apparition remonte au 13 février 1957, date à laquelle deux gardes de la Tour aperçurent une silhouette blanche, qui pourrait être le spectre de Jeanne Grey, entre les créneaux du sommet de la salt tower. Le Château de Hampton Court : le 22 décembre 2003, une caméra de surveillance a enregistré une forme fantomatique attribuée à Henry VIII. Le palais, outre d'autres apparitions d'Henri VIII dans les couloirs du château, est réputé pour abriter le fantôme de Catherine Howard, cinquième femme du souverain, condamnée pour adultère. Le presbytère de Borley fut proclamé par Harry Price « La maison la plus hantée d'Angleterre » en 1940. Ce sinistre bâtiment, construit en 1863 aurait été le lieu de multiples apparitions et poltergeists de 1929 jusqu'à son incendie en 1939, voire sur l'emplacement de ses ruines durant encore une dizaine d'années. Toutefois, l'épouse du révérend Smith, qui habitait le lieu à cette époque, a déclarée à plusieurs reprises ne pas croire que le presbytère ait été hanté. Une étude approfondie, publiée en 1955, aboutit aux mêmes conclusions. Le château de Raynham Hall, dans le Norfolk, est célèbre par la photo du fantôme de la « Demoiselle brune » prise en 1936 dans son grand escalier. Il pourrait s'agir Lady Dorothy Townshend, seconde épouse de Charles Townshend, second vicomte de Raynham et propriétaire du château au début du XVIIe siècle. Officiellement morte et inhumée en 1726, une légende relate que son époux aurait simulé son décès pour la maintenir ensuite enfermée dans une pièce isolée du château pendant plusieurs années. Le village de Pluckley, dans le Kent serait un des villages les plus hantés d’Angleterre. De très nombreux fantômes y ont été observés, dont plusieurs dans l'auberge.

États-Unis

La Maison-Blanche serait hantée par le fantôme d'Abraham Lincoln, président des États-Unis assassiné en 1865. Le premier témoignage remonte à l'épouse de Calvin Coolidge (président de 1923 à 1929) qui aurait aperçue sa silhouette à une fenêtre du Bureau ovale. Il aurait ensuite été vu à plusieurs reprises durant la présidence de Franklin Delano Roosevelt (1933-1945) par diverses personnes, dont la reine Wilhelmine des Pays-Bas durant son séjour dans la chambre de Lincoln à la Maison-Blanche. Le sanatorium de Waverly Hills est situé au 8101, Dixie Highway à Louisville dans l'État du Kentucky. L'établissement est très populaire aux États-Unis, où il est présenté comme étant « l'endroit le plus hanté d'Amérique » et a été l'objet de plusieurs shows et émissions télévisées. Outre qu'il s'agit plutôt d'un cas de poltergeist, et malgré son extrême popularité, l'Affaire d'Amityville qui a inspirée un roman et un film célèbres, demeure extrêmement douteuse car la plupart des phénomènes décrits ont trouvé une explication banale. Par ailleurs, de nombreuses contradictions et déformations dans les propos des membres de la famille de George Lutz jettent un voile de discrédit sur leurs témoignages.

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