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La Tribu Dogons du Mali connaissait déja l'étoile Sirius

UNE VISITE ET DANS L'ANCIENNE SUMER:

Dans toute l'histoire du Proche Orient il a toujours été connu que les Sumériens affirment que leur civilisation a vraiment commencé à fleurir quand ils ont été contacté par une créature descendue des cieux vers la mer. Notez que cette créature n'a pas été décrit comme un Dieu, ni ange, comme sont décrites les autres figures mythologiques Sumériennes. Comme nos amphibies cette créature devait vivre près de l'eau et souvent dans l'eau. En fait il est dépeint dans les sculptures du Proche-Orient comme un demi poisson demi homme. Apparemment, il a rencontré à plusieurs reprises un indigène sumérien sur une plage et lui a livré plusieurs de ses secrets, parmi lesquels le cadeau de l'écriture alphabétique. Cette légende, ou histoire, a été transmise par des générations et de nombreuses tribus comprenant les babyloniens.

LES CONNAISSANCES ATRONOMIQUES INEXPLICABLES DES DOGONS:

En 1936, la légende a été redécouverte par des archéologues Français au Mali dans une tribu Africaine appelée les Dogons. Les Dogons se disaient les descendants d'un peuple du Proche-Orient, probablement les Sumériens eux-mêmes, qui avaient transporté leurs traditions orales pendant des milliers d'années.

Respectés par les Dogons, les archéologues ont été initiés au secrets de la tribu. Ils accordaient une attention particulière à l'étoile Sirius, car la créature amphibie leur avait dit être venue d'une planète aquatique de ce système stellaire. Sirius est notre étoile la plus lumineuse. Généralement appelé l'Etoile du Chien, elle se trouve à environ 7 années lumière de notre Soleil. Parmi l'ensemble considérable des informations astronomiques que la créature avait fournie, y compris ce que l'on pourrait rapprocher d'une description de la théorie du big bang, il y avait la mention que Sirius était en réalité un système de trois étoiles. Selon la créature le système de Sirius a une grand étoile, puis un second astre, minuscule, très dense et presque invisible, et un troisième soleil moins lourd. Le deuxième soleil était décrit comme très lourd en dépit de sa petite taille, une notion que l'on ne s'attend pas à entendre exposée par un peuple Africain traditionnel. Ils ont également décrit comment Sirius A tournait sur son axe. Coupant les orbites de ces trois soleils, l'orbite de la planète de la créature était "en forme d'oeuf" et a mettrait cinquante ans à parcourir son orbite.

L'équipe française a enregistré leur histoire et l'a plus tard publiée. A l'époque les scientifiques pensaient que Sirius était un système d'étoiles binaires, bien que quelques astronomes aient spéculé de la possibilité qu'il y ait trois étoiles. Le sujet fut oublié jusqu'aux années 70 où les scientifiques à l'aide des derniers télescopes les plus puissants du moment purent finalement obtenir de bonnes photos du système de Sirius. A leur stupéfaction c'était un système à trois étoiles avec un grand soleil, une étoile naine blanche, très lourde et quasiment invisible, et une troisième étoile moins puissante, non encore vue, seulement soupçonnée, et dont l'existence très probable a été calculée en 1995.

Employant l'informatique, des astronomes ont alors calculé qu'une planète qui serait dans la position qui avait été décrite par le Dogons aurait une orbite "en forme d'oeuf," c'est à dire elliptique, et mettrait cinquante ans à accomplir une révolution. Ce que les Dogons avaient expliqué au moins quarante ans avant que nos télescopes plus puissants purent même constater l'existence de la troisième étoile de Sirius. C'est ainsi que l'on en vint à suggérer que les Dogons avaient bien du obtenir ces informations d'une source extraterrestre.

Recherches:

En y regardant de plus près, il apparaît qu'il n'y a pas de preuve. Oui, en effet parmi les traditions des Dogons, il y a celle d'un contact extraterrestre, mais, non, on ne peut pas dire qu'il est absolument certain qu'il ait été impossible que les Dogons prennent connaissance de ce que Sirius soit un système de trois étoiles autrement que par un contact extraterrestre.

D'un autre côté, le cas n'est pas clôt. Il reste au moins une indication des Dogons à propos de la troisième étoile de Sirius qui pourra s'avérer exacte ou fausse selon les découvertes futures des astronomes...

Quand a-t-on découvert Sirius B?

"Un allemand, Friedrich Wilhem Bessel (1784 -1846) et Alvan Clarke (1804 -1887), en 1844 observèrent des irrégularités dans le mouvement propre de cette étoile et on découvrit alors son compagnon, Sirius B qui est une naine blanche 10 000 fois moins lumineuse que Sirius et parcourant son orbite en 49.9 ans."

Le conservatoire d'instruments astronomiques Deller est un peu plus précis sur www.deller.com/newpage6.htm

"On the night of January 31, 1862, while testing the lens of the Dearborn Telescope, Alvan Graham discovered the faint companion to Sirius. The German astronomer Bessel, years before had predicted this companion from the wobbling motion of that brightest star in the sky."

Donc, en 1844, on ne voit aucunement Sirius B. L'astronome Allemand note simplement des irrégularités de Sirius A, qui suggèrent que Sirius A est affecté par un objet proche en rotation autour de cette étoile. C'est en 1862 que l'étoile est effectivement vue.

Peut-on voir Sirius B à l'oeil nu?

"La magnitude de Sirius B avoisine 10 . Même quand le couple est aux alentours de sa séparation maxi, soit plus de 10", Sirius B est difficilement accessible aux instruments d'amateur."

Après nous avoir précisé que Sirius B est 10.000 fois moins lumineuse que Sirius A, on nous précise que Sirius B est difficilement visible avec un télescope d'amateur, donc encore, sans doute encore plus difficilement visible à l'oeil nu. Pour en être certain, j'ai recherché et trouvé le télescope utilisé.

Cette observation visuelle fut effectué avec le télescope Dearborn de 22 pieds de long avec une lentille de 40 pouces.

 

L'appareil semble en effet quelque peu plus performant qu'une simple paire de jumelles ou une lunette amateur. Ce télescope était en fait l'un des meilleurs disponibles. L'astronome Alvan Clarke était le fils de son constructeur.

Physiologiquement, une étoile la magnitude de Sirius B demanderait pour être visible une sensibilité de l'oeil humain 2.6 fois supérieure à celle des meilleurs yeux, observant le ciel par temps clair depuis une montagne élevée. Et comme Sirius B est en outre noyée dans la lumière d'une des étoiles les plus brillantes du ciel, Sirius A, on doit conclure qu'une observation visuelle de Sirius B est totalement exclue - de nos jours (on pourrait imaginer qu'elle ait été plus brillante dans le passé, mais ce n'est aucunement ce que nous disent nos astronomes Dogons).

En outre, gardons nous d'oublier qu'Alan Clarke savait où chercher...

Il y eut une tentative d'un certain Adams en 1983, de dire que les anciens Egyptiens auraient eu des télescopes leur permettant de voir Sirius B, "The Russians have recently discovered a crystal lens, perfectly spherical and of great precision, used in ancient Egypt. It is a short and simple step to place one lens in front of another to make a basic telescope, and chances are that it could have happened and many times."

Le problème, outre l'absence de références dans la découverte alléguée, est qu'une lentille de verre, ou deux, ne peuvent constituer un télescope apte à observer Sirius B. Il faut en fait également un miroir de très grande qualité et d'au moins 18 pouces, et même cela ne constitue toujours pas un télescope.

Enfin, plusieurs auteurs récents proposent que la mélatonine, le pigment cutané qui rend sombre la peau des gens de couleurs, leur conférerait des "talents psi" qui leur auraient permis de "détecter télépatiquement" la présence de Sirius B. Une recherche sur ces prétendues propriétés miraculeuses de la mélatonine semblent suggérer que cette idée est à classer parmi les fariboles.

Qu'en est-il de la période de rotation de 50 ans?

"Pourtant un peuple, les Dogons, du Mali, semblent bien connaître ce couple: Tout les 50 ans, ils célèbrent la fête de "Sigui", afin de régénérer le monde. La date de cette fête (et donc son cycle) est déterminée par "Po Tolo". Po est le nom de la plus petite céréale connue par les Dogons (nom latin : Digitaria exilis), et Po Tolo est une étoile soeur de Sirius que l'on ne peut pas voir. Ces faits étonnants ont été rapportés par l'anthropologue Marcel Griaule, et une de ses collègues, Germaine Dieterlen, alors secrétaire générale de la Société des Africanistes du Musée de l'Homme."

Ici nous est précisé que Sirius B, "Po Tolo," ne peut être vue, et il nous est confirmé le nom des deux anthropologues à l'origine de notre connaissance du fait que les Dogons, eux, en connaissaient la période de rotation.

Les Dogons en savent-ils encore plus au sujet de Sirius B?

www.afribone.net.ml/Editoriaux/99-00/56.html nous apporte un élément de plus:

"Le côté étrange, mystérieux du monde Dogon, c'est assurément la perception astronomique des astres. En effet, les idées que se fait le peuple Dogon de l'astronomie sont des intuitions savantes. Cette étoile invisible des hommes, lourde et extrêmement massive, graviterait en cinquante années autour de Sirius, l'astre le plus brillant du firmament."

"Sigui, c’est cette grande fête que les Dogons organisent tous les cinquante ans, périodicité déterminée par les notations supposées de l’étoile invisible en question. Chose curieuse, les travaux astronomiques et l’Américain Alvan Clarke (issus de ceux de l’astronome allemand en 1844) ont confirmés en 1862 l’existence d’un compagnon de Sirius, appelé depuis sa découverte Sirius b, invisible de la Terre. Et effectivement, "Sirius b tourne autour de Sirius suivant une orbite d’environ 51 ans". De nos jours, nous savons (et cela conformément à la cosmogonie Dogon) que cette étoile, petite, est très lourde."

Effectivement, il y a là une indication supplémentaire: la notion que les Dogons sauraient donc également que Sirius B est une étoile massive, comme astrosurf.com nous l'explique:

"Sirius B qui est une naine blanche 10 000 fois moins lumineuse que Sirius et parcourant son orbite en 49.9 ans. Il faut préciser que la densité de Sirius A est de 0.42 comparé au Soleil. Par contre Sirius B possède une densité de 27 000!"

The Dogon said to Marcel Griaule in the 1930 that Sirius B is made of a material called "sagala" (translation: "strong") "so heavy that all earthly beings combined cannot lift it."

Il convient bien entendu de noter que l'on a déterminé que Sirius B est une naine blanche dans les années 1920. Sirius B was actually the first white dwarf star discovered, a type of star "first" understood by Subrahmanyan Chandrasekhar in 1930.

Qu'en est-il de la période de rotation ?

Le Malien Hadi Ousmane nous apprend que la prochaine cérémonie du Sigui aura lieu en 2027 et que les Sigui se déroule tous les 60 ans. Ceci ne coïncide donc pas avec une période de rotation mesurée comme étant de 49.9 années.

Emile Breton écrit également que l'ethnologue Marcel Griaule, qui a travaillé avec les Dogons depuis les années trente, apprit peu avant sa mort en 1956 les dates des Siguis de 1907 et 1967, ce qui confirme que la cérémonie se déroulerait tous les 60 ans et non tous les 50 ans, périodicité de rotation de Sirius B.

Pour compliquer encore l'affaire, il suffira de citer Marcel Griaule & Germaine Dieterlaine, in "Un systeme Soudanais de Sirius", in journal de la Société des Africanistes, tome XX, fasc. II, Musée de l’homme, Paris, 1950 :

Nous avons ici une confirmation de ce que "Sigui" désigne bien Sirius A pour les Dogons. Sirius B est nommé "Pô." Pourquoi donc cette apparente erreur de 10 ans? N'est-ce pas là une indication claire que les "connaissances astronomiques" des Dogons sont entachées au moins d'une grave erreur?

L'explication existe. En réalité les connaissances astronomiques des Dogons sont simplement encore plus riches que ce que l'on est conduit à penser de prime abord du fait du "simplisme" de l'esprit logique.

Les 60 années ne sont aucunement pour les Dogons la période de rotation de Sirius B autour de Sirius A. Il s'agit en réalité de la périodicité à laquelle ils choisissent un nouveau prêtre, et cette périodicité est celle à laquelle Sirius B, Jupiter et Saturne sont alignés.

Autrement dit, il y a bel et bien une connaissance astronomique de cycles ayant cours et impliquant Sirius.

Cette information provient du "World Heritage Site" de l'Unesco, 1995. Malheureusement, la page d'information en question a été mise à jour en 2001 et le texte ne s'y trouve plus.

Il ne m'a pas fallu cinq minutes pour trouver de nombreuses indications d'origine diverses (touristes, astronomes amateurs, astrologues) montrant que l'on a le souci des alignements impliquant Saturne, Jupiter et des étoiles particulières comme Orion, Sirius, jouant un rôle dans des fêtes Egyptiennes, Maya, et laissant des traces dans toutes sortes de traditions ésotériques.

S'ils ne pouvaient la voir mais en connaissaient la nature d'étoile lourde, et étaient en outre capable de repérer des cycles d'alignements astronomiques entre trois corps céleste dont l'un invisible, alors, en adoptant le point de vue sceptique, force nous est faite de démontrer que quelqu'un leur avait apporté cette connaissance "impossible" pour eux. Il suffit a priori de suggérer qu'ils aient entendu parler avec précision suffisante des recherches sur Sirius de Friedrich Wilhem Bessel (1784 -1846) et Alvan Clarke (1804 -1887) aboutissant en 1844 à la découverte que quelque corps en rotation avec une période de 50 ans existe sans doute autour de Sirius.

Cette supposition a naturellement un coût très élevé en terme de bon sens: peut-on vraiment imaginer comme le fait le "debunker" d'OVNIS James Oberg, ainsi que l'écrivain scientifique Ian Ridpath et l'astronome Carl Sagan, que, entre 1844 et 1947, quelqu'un se soit rendu en territoire Dogon au Mali pour leur expliquer qu'il y a sans doute une étoile très lourde et invisible, et que cette étoile est dans l'alignement de Jupiter et Saturne tous les 60 ans?

Aussi invraisemblable que cela paraisse, il n'est évidemment pas légitime de l'exclure de façon absolument formelle. Nous pourrions estimer que c'est presque impossible, mais nous n'avons pas le droit de dire que c'est impossible.

Cependant, il apparaît déjà une difficulté supplémentaire pour cette thèse là. Il est tout simplement étrange que les Dogons aient reçu leurs connaissances astronomiques d'une source leur ayant rapporté les travaux de Friedrich Wilhem Besse entre 1844 et 1947 (au plus tard, car en 1947, Marcel Griaule avait déjà 16 ans de contacts avec les Dogons), et établissent alors une fête cyclique se renouvelant tous les soixante ans, la première date d'un "Sigui" dont nous ayons connaissance par Marcel Griaule remontant à 1907.

On peut dès lors se poser une question simple et décisive: depuis quand les cérémonies du "Sigui" existent-elle? La réponse est encore à lire chez Marcel Griaule: Les fêtes du Sigui existent au moins depuis 240 ans, probablement 480 ans, et peut-être même 1200 ans avant 1907, ainsi que Marcel Griaule l'a appris des Dogons, qui lui ont également montré les masques rituels utilisés. L'âge de ces masques n'est pas établi au Carbone 14: Griaule extrapolated the age of the masks by counting the number of masks in shelters and multiplying by 60 years per mask because a new mask was made for each 60-year sigui ceremony. Most shelters had 3 or 4 masks taking the ceremony back to 1720-1760 (Griaule, 1938, pages 242-244; Temple 1976, page 38). A single location had 8 masks, the remains of another and 3 piles of dust, which Griaule interpreted as possibly three further masks.

Si l'on prend 1907 comme date du masque le plus récent, si on admet qu'après 1907 le masque suivant ait déjà été prêt pour 1967, si l'on oublie les restes et tas de poussières, et que l'on s'en tient à 8 masques, alors il y a eu un Sigui en 1487. Si l'on s'en tient à 4 masques, alors il y a eu un sigui en 1667. Si on commet l'audace de considérer que les masques ne sont pas préparé à l'avance, que l'on prend les 8 masques, les restes d'un autre, et les trois "piles de poussières" alors, on obtient 1907-(1+8+1+3)*60 soit l'idée que le premier de 21 Sigui daterait de 647.

Il semble dès lors particulièrement difficile de penser qu'une cérémonie, aussi centrale, dont tout indique qu'elle soit plusieurs fois centenaire et dont la régularité ne fait pas de doute depuis 1907 ait été mise en place par les Dogons dans leur propre culture, au plus tôt en 1844, ait été inspirée par un occidental qui serait aller pour on ne sait quelle raison possible discuter de l'existence possible de Sirius B avec un peuple au moins considéré comme "primitif" à une telle époque.

Mais il faut bien comprendre que cette cérémonie ancienne et régulière en rapport avec Sirius A n'est pas en elle-même un quelconque mystère astronomique: Il n'est aucunement question de Sirius B ici. Elle indique par contre que les traditions Dogons semblent précisément liées à l'astronomie, anciennes, et indiquent que l'idée que les Dogons se soient mis à s'intéresser à Sirius du fait d'une visite récente de quelque "missionnaire" prêchant des spéculations mathématiques sur les étoiles n'est pas si évidente.

Il ne faut pas oublier que le "mystère Dogon" n'est aucunement le fait de Marcel Griaule ou Germaine Dieterlen, ces ethnologues n'ont pas relevé comme anomalies les connaissances Dogons, et n'ont aucunement diffusé la moindre idée de ce genre. Le "mystère" a en fait comme date de naissance 1976, et est le fait de Robert K. Temple, un astronome respecté, membre de la Royal Astronomical Society anglaise, qui l'expose dans son ouvrage "The Sirius Mystery." Il est donc absolument déraisonable de proposer que les ethnologues auraient "suggéré" des notions d'astronomie aux Dogons dans le but de faire naître quelque "mystère" des années plus tard, quand un astronome ferait des rapprochements le conduisant à rédiger un ouvrage de son côté.

Pour y répondre, le Canadien Michael Ovenden propose dans les années 1970 l'hypothèse que les Dogons ont acquis leurs données astronomiques, cette fois au XVIIème siècle, par l'université musulmane de Tombouctou, dépositaire du savoir des anciens Grecs, Egyptiens et Sumériens.

Mais quand bien même cela s'avérerait correct, ne change rien à l'affaire: nous aurions simplement une indication que d'autres peuples antiques auraient donc eu des connaissances astronomiques "impossibles" avant les Dogons.

La thèse de James Oberg est la suivante:

Nous avons vu que cette thèse est coûteuse. James Oberg n'est nullement anthropologue et nullement expert en ce qui concerne les Dogons. Qu'en pensent les gens compétents?

Germaine Dieterlen, who had lived among the Dogon for most of her life and many years at the same time than Marcel Griaule called this idea "absurd" when asked about it by a reporter for BBC-TV’s Horizon program. She brought and displayed for the show’s audience a Dogon object crafted 400 years earlier, which clearly indicated Sirius and its companion stars (*). So, there are all the evidence we need.

(*) Nous aborderons la question de la 3ème étoile plus loin.

Cette thèse ne tient donc plus du tout. La preuve de l'antériorité de leurs connaissances est établie par le fait que la fête du "Sigui" qui est comme son nom l'indique, en rapport avec Sirius, est célébrée depuis des siècles, ainsi qu'en atteste les masques décrits par Marcel Griaule, et les objets anciens montrant le système de Sirius (de trois étoiles, comme nous en discuterons plus loin).

Il nous reste donc à envisager que l'anthropologue Marcel Griaule, et une de ses collègues, Germaine Dieterlen, alors secrétaire générale de la Société des Africanistes du Musée de l'Homme auraient inventé toute l'histoire et fabriqué de faux objets. C'est là encore une hypothèse encore plus coûteuse, et nous allons voir qu'elle ne tient pas.

Il convient également de préciser que la culture Dogon ne se limite aucunement à une vague tribu de quelques âmes, mais concerne deux millions de personnes qui partagent la même cosmologie et les mêmes rites, notamment la fête du "Sigui."

Une autre source, Kenneth Brecher du Massachusetts Institute of Technology nous apprend que ces connaissances datent du 13ème siècle. Il nous explique également, se référant à Marcel Griaule, que les Dogons décrivent la Lune comme sèche et morte, qu'ils savent que Jupiter possède quatre satellites, que Saturne a des anneaux, qu'il y a une troisième étoile autour de Sirius, et qu'ils savent que notre galaxie a une structure en spirale.

Voyons donc ces autres données astronomiques impossibles.

La troisième étoile de Sirius:

Dans l'ouvrage de Marcel Griaule et Germaine Dieterlen, in "Un système Soudanais de Sirius", in journal de la Société des Africanistes, tome XX, fasc. II, Musée de l’homme, Paris, 1950:

Voici donc une troisième étoile autour de Sirius.

Quand cette troisième étoile a-t-elle été découverte?

Des recherches pour déterminer si cette troisième étoile était connue des astronomes avant que le Dogons ne la mentionnent à Marcel Griaule indiquent fermement que cette troisième étoile est totalement indétectée à ce moment, cependant en 1995, des astronomes Français écrivent que les spéculations sur la possibilité d'une troisième étoile datent du début du siècle.

Une personne sceptique bien connue discutant récemment de cette affaire avec un ami ufologue qui a motivé les présentes recherches, lui a indiqué que cette troisième étoile, d'après une référence qu'il aurait connue mais dont il a oublié l'origine, aurait été découverte en 1921.

En réalité, il est question de soupçons et spéculations de l'existence d'une troisième étoile autour de Sirius dans les années 1894. Ces soupçons étaient effectivement déjà basés sur des oscillations de Sirius B qui permettaient cette spéculation. Dans les années 1920, des observations de cette troisième étoile auraient été faites, mais elles ont été contestées, nous indiquent Duvent et Benest, qui précisent que ces observations sont erronées car leurs simulations contredisent les orbites de 2 puis 4 ans proposées alors. Mieux, en 1978, une étude photographique sur 6 ans établit qu'il n'y a pas de Sirius C autour de Sirius A du tout.

In 1995, however, two French researchers, Daniel Benest and J.L. Duvent, authored an article in the prestigious journal Astronomy and Astrophysics with the title Is Sirius a Triple Star? and suggested (based on observations of motions in the Sirius system) there is a small third star there. They thought the star was probably of a type known as a "red dwarf" and only had about .05 the mass of Sirius B.

Les derniers travaux menés par les astronomes Jean-Louis Duvent et Daniel Benest de l'observatoire de Nice qui utilisèrent des simulations numériques d'ordinateurs, semblent renforcer l'hypothèse de l'existence du 3ème corps d'une masse très faible, de 0,5 fois au plus la masse solaire et de magnitude apparente de 5 à 10 fois plus faible que Sirius A. (Voir la Revue "Ciel et Espace," août 1995, article d'Olivier Fèvre "L'énigme de Sirius.")

Autrement dit, les Dogons semblent conserver leur avance dans les connaissances du système de Sirius jusqu'au moins en 1995, mais il n'y a pas encore là de preuve absolument nette que personne n'avait avant 1946 soupçonné ce que nous disent les Dogons, car les soupçons de trois étoiles existent bien depuis 1894, et des observations - erronées - de la troisième étoile existent depuis 1920. Cependant nous n'avons pas encore fait le tour de la question.

Selon les Dogons, quelles sont les caractéristiques de cette troisième étoile?

Cette troisième étoile n'est pour nos astronomes, avant 1995, qu'une simple hypothèse et des observations qui semblent erronées. Mis à part son existence extrêmement probable, sa masse devrait être très faible, de 0,5 fois au plus la masse solaire et sa magnitude apparente de 5 à 10 fois plus faible que Sirius A, nous n'avons aucune autre information au début 2001.

Voyons ce que diraient les Dogons à son sujet: sa périodicité et sens de rotation autour de Sirius A serait identique à celles de Sirius B, ce qui se traduirait peut-être par le fait que Sirius C orbiterait autour de Sirius A.

Le fait que contrairement à Sirius A et B, C appelée "Emme Ya" n'est pas désigné par le terme "tolo" tend à indiquer que pour les Dogons, il ne s'agirait pas exactement pour eux du même genre d'objet que sont Sirius A, Sirius B et Jupiter.

En outre, ils croient fermement que Sirius C "émet deux paires de faisceaux" représentant "une figure féminine," à ses pôles, et que c'est selon eux la seule étoile qui émette de tels rayons.

Ce qui est éminemment intéressant, c'est que nous avons là une chance de valider éventuellement l'aspect mystérieux des connaissances des Dogons: va-t-on découvrir que Sirius C aurait quelque caractéristique non encore connue de nous ayant un rapport avec l'émission de deux faisceaux de rayonnements à chacun de ses pôles? Oui. Si j'avais quelque notion sur les pulsars, émettant un rayonnement à chaque pôle d'un axe, j'étais cependant intrigué par l'idée d'une étoile émettant deux rayonnements à ces pôles.

Il y a donc des étoiles, les pulsars, émettant deux rayonnements, l'un aux pôles magnétiques et l'autre aux pôles de l'axe de rotations, lesquels ne coïncident pas forcément.

Si nous prenons donc la description de Sirius C par les Dogons, nous pouvons éventuellement proposer qu'il s'agisse par exemple d'un type d'étoile, pulsar ou autre, dont les pôles de rotation et magnétiques soient à un angle assez resseré pour que l'on puisse dire que les rayonnements émis soient quasiment, mais pas tout à fait, parallèles.

Bien entendu il n'y a ici aucune "démonstration." Les pulsars par exemple sont des étoiles à neutron également très petites et denses. Mais supposons que dans les années qui viennent, on en arrive à localiser Sirius C, et à décrire ainsi sa nature. Nous aurions là encore une preuve de "connaissance impossible" ou alors, en restant sceptique, une coïncidence extraordinaire encore renforcée, atteignant les limites du possible.

Sirius B en rotation autour de son axe ?

"Le point de départ de la création est l'étoile qui tourne autour de Sirius, celle que l'on nomme "L'étoile Digitaria"; les Dogons la considèrent comme la plus petite et la plus lourde des étoiles; elle contient les germes de toutes choses. Son mouvement sur son propre axe et autour de Sirius soutient toute création spaciale." (Griaule/Dieterlen)

L'ethnologue Griaule a-t-il influencé les Dogons?

J'ai déjà montré que s'il l'avait fait, on pourrait se demander pourquoi, puisque ce n'est aucunement Griaule ou sa collègue Dieterlen qui ont fait connaître quelque mystère que ce soit. On peut cependant trouver plusieurs auteurs qui examinent ces questions. J'ai examiné leur propos et trouver qu'il n'y a rien de déterminant permettant de suggérer que Griaule aurait "injecté" des informations à propos de Sirius B ou C dans la culture Dogon. J'ai trouvé que ceux qui maintiennent ce genre de thèses sont largement spéculatifs et capables de dire une chose et son contraire.

Van Beek dit d'abord que les Dogons sont toujours d'accord avec ce qu'on leur dit "car ils sont une culture du consensus."

Mais quelques lignes plus loin, Van Beck nous raconte que les Dogons "nient énergiquement" une affirmation qu'on leur fait. Où donc est passé la "culture du consensus?"

Notez également au passage que les Dogons donnent ici une indication claire qu'ils ont une connaissance propre d'événements passés dans leurs propres traditions, ainsi du désastre du Bosphore lors duquel la Méditerranée s'est déversée dans la Mer Noire, événement connu sous nos cultures comme le Déluge. Ainsi Van Beck voit là une "contamination" des Dogons par la Bible, alors que les Dogons le démentent, et que nous savons bien que d'autres auteurs font remonter les connaissances Dogons précisément à des sources qui ont elle-même été sources d'histoires bibliques.

De même, Van Beek affirme qu'ayant revisité les Dogons avec une équipe d'anthropologues en 1991, il n'a pas pu entendre de leur part le moindre récit se rapportant à Sirius ou à un contact extraterrestre; mais Griaule indique bien que ces traditions Dogons lui ont été dites suite à ce qui s'apparente à une initiation, suite à sa longue présence parmi les Dogons, et après qu'il ait établi avec le dignitaire Dogon qui lui a révélé ces traditions des relations de confiance. Il n'est pas du tout évident qu'un groupe d'anthropologues venu "interroger" des Dogons puissent légitimement affirmer que ces récits n'existent pas. Van Beek en conclut que Griaule a inventé les récits; mais, encore une fois, dans quel but, puisqu'il n'a lui même fait aucun effort pour les propager comme preuve ou indication d'un contact extraterrestre quelconque.

Seemingly, Van Beek actually spoke to the original informants of Griaule, and they stated: "Though they do speak about Sigu Tolo, they disagree completely with each other as to which star is meant; for some, it is an invisible star that should rise to announce the Sigu [festival], for another it is Venus that through a different position appears as Sigu Tolo."

I have somehow the impression that the anthropologists lead by Van Beek did not correctly understand what the Dogon said. For example, the Sigui is indeed announced, not when "Venus appears a Sigu Tolo," but when "Venus appears at the location of Sigu Tolo." Quite possibly, because of this misunderstanding, the anthropologists concluded that the name "Sigu Tolo" applies to Venus rather than Sirius.

Moreover, Ven Beek claims that the Dogon are of course aware of the brightest star in the sky, "which they do not, however, call sigu tolo, as Griaule claimed, but Dana Tolo."

But here again, there seems to be a confusion: Dana Tolo is clearly the dogon name for Jupiter, not Sirius. Of course, Jupiter also is quite visible in the sky.

Je propose à ce stade que les Dogons ont dans leurs traditions des éléments anciens et importants, voire historiques, qu'il s'agit d'étudier de près, et non pas de prétendre qu'il ne s'agisse que de suggestions faites par Griaule.

CONCLUSION PROVISOIRE ET PROPOSITION (Rédigé en 2002):

Selon Griaule et Dieterlen, les Dogons connaissaient Sirius B et C avant sa découverte. Mais lorsque des Dogons en ont parlé à ces deux ethnologues, ces deux étoiles étaient déjà soupçonnées. La raison pour laquelle on voit là un mystère tient à ce que les trois étoiles seraient connues des Dogons longtemps avant qu'on les soupçonne, et une confirmation de ceci ne tient qu'à l'existence ou non d'objets fabriqués par les Dogons et représentant les trois étoiles. Germaine Dieterlen nous dit que de tels objets existent.

Il reste un aspect vérifiable dans le futur: Sirius C est-il un corps stellaire émettant deux rayons à chacun de ses pôles, ce qui est par exemple le cas de certain pulsars ?

 

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