1968 L'Ovni de Cluj en Roumanie et les Photos de Emil Barnea

Le matin du 18 août 1968, Emil Barnea, un technicien du bâtiment de 45 ans, qui avait servi comme officier dans l'armée, connu pour son intégrité, et sa petite amie Zamfira Mattea, âgée de 34 ans, employée dans un patronage, étaient en promenade et allaient vers le bois de Hoia-Baciu, près de la ville de Cluj en Roumanie. Ils étaient accompagnés de deux autres personnes, un homme et une femme, qui sont restés anonymes pour des questions de respect de la vie privée.

Le temps était magnifique, et les quatre personnes ont décidé de s'arrêter pour pique-niquer au soleil dans une petite .clairière du bois, près de la route de Cluj à Bucarest.

Emil Barnea partit chercher du bois sec pour faire un feu de camp. Il n'y avait aucun vent, et les seuls sons étaient les chants des oiseaux.

Il entendit alors son amie l'appeler pour venir voir quelque chose qui l'intriguait. Il était 13:23.

Barnea revint dans la clairière et regarda ce que son amie lui indiquait: au-dessus de la clairière où ils se trouvaient, il y avait dans le ciel un engin rond, assez grand, d'apparence métallique qui reflétait la lumière du soleil comme s'il était argenté. L'engin survolait le bois lentement et sans aucun bruit.

Barnea s'est alors précipité vers son sac duquel il a sorti son appareil photo, estima la lumière et la distance et prit une première photographie. Comme l'engin allait toujours assez lentement, il a eu largement le temps de prendre une deuxième photographie.

Il a remarqué des variations de luminosité de l'engin et un trajet fluctuant.

A ce moment l'engin a brusquement accéléré, remontant vers le haut, et Barnea a eu juste le temps de prendre deux autres photographies de plus avant que l'engin ne soit trop loin pour être encore visible.

Sa quatrième photographie ne sera jamais diffusée car on y voyait le deuxième couple, qui tenait absolument à ne pas être identifié. Cette quatrième photographie a néanmoins été montrée par Emil Barnea aux ufologues Florin Gheorghita et Ion Hobana, elle montre l'engin devenu tout petit et comme perdu dans une sorte de nuage.

Les quatre témoins avaient tous suivi les évolutions de l'engin, qui avaient duré environ deux minutes, et sont restés ensuite un moment stupéfait et ne sachant pas quoi dire.

Au bout de quelques jours, le choc que cet expérience leur avait causé s'était dissipé. Au bout d'une semaine ou deux, le film dans l'appareil photo d'Emil Barnea était terminé, et il l'a développé et fait un tirage sur papier. Il était hésitant quant à ce qu'il devait faire au sujet de l'observation et des photographies, sachant que les gens parlant de soucoupes volantes étaient généralement en but aux moqueries.

 

Au début de septembre de cette année, l'ingénieur roumain Florin Gheorghita, de Cluj, qui avait l'habitude d'enquêter sur les rapports d'OVNIS dans cette région est rentré de vacances. Barnea le connaissait car il l'avait rencontré pour affaire deux ans auparavant tandis qu'il travaillait dans le bâtiment. Barnea savait que Gheorghita s'intéressait à la question des OVNIS, il lui avait à l'époque dit qu'il n'était pas intéressé par les histoires de soucoupes volantes et avait manifesté son scepticisme à ce sujet, scepticisme qui maintenant n'avait plus raison d'être.

Il a donc raconté à Gheorghita les faits et lui a montré les photographies. Gheorghita a fait son enquête et a reconstitué sur place la séquence des événements. Il a pu vérifier que le plan de vol de l'engin tel qu'indiqué par Barnea et Mattea coïncidait parfaitement à la séquence des prises de vues et leur espacement dans le temps. En fonction de la configuration de lieux, comme des détails de la végétation, il a pu faire des calculs pour estimer l'altitude et la taille approximative de l'objet, qui correspondaient également très bien avait les estimations visuelles des témoins. Il a alors rédigé et publié un rapport d'enquête sur le cas. Il a également envoyé des tirages des photographies à l'Agence d'état Ager Press.

Une des photographies fut ensuite publiée dans plusieurs journaux le 18 septembre 1968, accompagnée d'un résumé des événements rédigé par Barnea.

Après avoir pris connaissance de l'affaire par les journaux, le directeur de l'observatoire de Cluj a alors affirmé que c'était "soit une mystification, soit des ballons météorologiques photographiés dans des circonstances particulières." Il ignorait même qu'il n'y avait qu'un seul objet photographié. Il ajouta que le témoin était un ignorant analphabète sans doute alcoolique ayant commis là des trucages photographiques.

Il y eut tout de même une enquête rapide pour rechercher la présence possible de ballons dirigeables ou météorologique en cet endroit et à ce moment, et aucun ne fut trouvé.

Les négatifs ont été examinés pour voir s'ils étaient truqués par un reporter-photographe de Cluj, et ensuite par un spécialiste en photographie de l'Agence Ager Press de Bucarest. Tous deux conclurent qu'ils n'avaient fait l'objet d'aucune manipulation détectable.

Le film a encore été examiné par un laboratoire commercial qui l'a également estimé parfaitement normal, sans traces de falsification.

Par la suite, trois des photographies ont été publiées dans la presse et de longs débats s'ensuivirent. Barnea et son amie furent interviewés longuement à la télévision d'état, et Barnea s'est soumis à des tests menés par un journaliste des Informatia Bucurestiului en vue de démontrer qu'il avait de très bons moyens de perception sensorielle.

Des techniciens de l'Université de Cluj ont longuement étudié les photographies et construits et photographié des modèles réduits de l'engin pour vérifier si les ombres étaient en accord avec les manœuvres décrites, et comme Barnea l'avait indiqué, ils ont estimé que l'engin, outre qu'il réfléchissait la lumière, devait également avoir émit sa lumière propre.

L'ufologue et auteur Roumain bien connu Ion Hobana reprit l'enquête encore une fois, se rendant sur le terrain, rencontrant M. Barnea en 1968, puis encore une fois en 1970. Il a fait remarquer que ni Barnea ni son amie Mlle Mattea ne savait grand-chose de précis des soucoupes volantes, ce qui n'était que normal puisque dans la Roumanie de 1968, on ne trouvait couramment aucun ouvrage sur ce sujet.

Hobana a établi les faits suivants:

  • 1. L'endroit ou les photos furent prises se situe à 4,7 km à l'ouest-sud-ouest de Cluj;
  • 2. La température au soleil était de 36°C;
  • 3. Le ciel était sans nuage mais il y avait une curieuse nébulosité à grande hauteur qui ne devint visible qu'après le passage de l'engin à travers elle: cette vapeur est visible sur le cliché N.4;
  • 4. L'appareil photo était un FED 2 avec un objectif 2,8 d'ouverture, le film normal faisait 17 Din, marque ORWO;
  • 5. Aucun des témoins ne vit l'engin s'approcher, ils ne l'aperçurent qu'au moment ou il parvint au-dessus d'eux;
  • 6. Il volait tout d'abord sans dévier, en direction du nord-est;
  • 7. Après avoir oblique vers le sud-ouest il parut descendre doucement vers le sol;
  • 8. Sa hauteur fut reconstituée comme étant de 600 m et l'angle apparent avec l'horizon de 85 degrés;
  • 9. L'appareil demeura fixe dans sa position par rapport à son centre de gravité tout au long de son vol;
  • 10. Il modifia constamment son vol et sa route au début de l'observation;
  • 11. Il paraissait fait de métal et il brillait davantage avant chaque accélération et avant chaque remontée (un peu avant la deuxième photo);
  • 12. Cet engin ne put être identifie a aucun autre dans l'arsenal des machines volantes d'origine humaine;
  • 13. Son diamètre devait dépasser trente mètres, au dire des témoins.

 

Hobana a également expliqué que dans la Roumanie de l'époque, il n'était pas question de vendre des documents quelconques et que leur publication n'implique nullement un profit pour l'auteur, et qu'ainsi on ne peut pas défendre la thèse que les photographies auraient été des trucages dans l'espoir d'un gain financier. Il ajoute: "De surcroît, on peut imaginer aisément que les citoyens ne sont guère portés a se risquer a bafouer les autorités en 1eur proposant des documents truqués."

D'autres analyses et commentaires ont suivies une fois que l'affaire a été connue à l'Ouest par l'intermédiaire d'Hobana. Il note par exemple au sujet d'une étude parue dans le magazine français d'ufologie Lumières Dans la Nuit en 1971 :

"L'analyse du Belge G. Delcorps est, à cet égard, fort intéressante et instructive, non seulement par ses conclusions, mais aussi par Ie sérieux et la précision qui la caractérisent. Malheureusement, Delcorps n'a examiné que les deux premiers clichés. Il a remarqué que sur le N.2 l'OVNI ne pouvait être à 85 degrés au-dessus de I'horizon, comme l'a affirmé Barnea, mais à une trentaine de degrés seulement. Sur la photo N.1, il est à 20 degrés et le diamètre calculable est de 22,3 m, que l'on obtient par le calcul et par comparaison avec les arbres et les massifs. Il est parti de l'hypothèse que l'engin sur la photo N.2 était à 600 m du photographe. C'est évidemment possible puisque d'autres calculs ont donné pour altitude une valeur comprise entre 360 et 480 m."

"Delcorps a été frappé, lui aussi, par la répartition anormale des ombres et de la lumière, détail qui saute aux yeux même auprès des moins avertis. Sans avoir eu connaissance des conclusions de ses collègues roumains, il aboutit aux mêmes résultats, à savoir premièrement que l'objet sur la photo N.2 n'est pas la simple image symétrique de celui vu sur la photo N.1 et, deuxièmement, que l'engin emportait avec lui son propre éclairage interne. Il estime, de plus, que le trucage photographique est à rejeter complètement."

 

   

 

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